L’École de santé publique de l’Université de Montréal (ESPUM) est heureuse d’accueillir quatre nouveaux professeurs dont les expertises viendront enrichir la recherche, l’enseignement et le rayonnement de l’École dans des domaines stratégiques de la santé publique. Soren Harnois-Leblanc, professeure adjointe en épidémiologie, Elise Smith, professeure agrégée en bioéthique, Sheryl Magzamen, professeure titulaire en épidémiologie et titulaire de la Chaire de recherche du Canada Eddie Goldenberg sur Une seule santé et l’impact des facteurs environnementaux sur les populations vulnérables, ainsi que Pierre-Gerlier Forest, professeur titulaire en gestion, évaluation et politique de santé, rejoignent la communauté de l’ESPUM. Leurs parcours remarquables et la complémentarité de leurs expertises contribueront à renforcer le leadership de l’École dans les domaines de la prévention, de la santé environnementale, de l’éthique de la recherche et des politiques de santé.
Soren Harnois-Leblanc, professeure adjointe en épidémiologie
Nommée professeure adjointe au Département de médecine sociale et préventive (DMSP), Soren Harnois-Leblanc est diététiste-nutritionniste et détient un doctorat en santé publique avec spécialisation en épidémiologie de l’ESPUM.
Après un stage postdoctoral à l’Université McGill portant sur les coûts associés au développement de l’obésité pédiatrique pour le système de santé québécois, elle poursuit sa formation à la Harvard Medical School et au Harvard Pilgrim Health Care Institute. Ses travaux lui permettent de développer une expertise de pointe sur l’influence des habitudes de vie et des facteurs génétiques sur la santé métabolique des enfants et des adolescents.
À l’ESPUM, son programme de recherche vise à produire des connaissances susceptibles d’orienter les soins cliniques et les interventions de santé publique en matière de prévention de l’obésité et du diabète de type 2 chez les jeunes. Ses travaux s’appuient notamment sur des approches de nutrition de précision intégrant la génétique, la protéomique, le microbiome et les déterminants sociaux de la santé.
Elise Smith, professeure agrégée en bioéthique
Le Département de médecine sociale et préventive accueille également Elise Smith à titre de professeure agrégée en bioéthique.
Titulaire d’un doctorat en sciences humaines appliquées de l’Université de Montréal et d’une formation postdoctorale au National Institute for Environmental Health Sciences, elle occupait auparavant un poste de professeure au School of Public and Population Health de la University of Texas Medical Branch, où elle dirigeait aussi le service de consultation en éthique de la recherche de l’Institute for Translational Sciences.
Ses travaux se situent à l’intersection de l’éthique de la recherche, de l’intégrité scientifique et de l’éthique environnementale. Elle étudie notamment les questions liées à la paternité scientifique, à la participation inclusive à la recherche biomédicale, à la responsabilité sociale de la recherche translationnelle et à la justice environnementale. Son programme de recherche vise à promouvoir des pratiques scientifiques rigoureuses, équitables et sensibles à leurs répercussions sociales et environnementales.
Sheryl Magzamen, professeure titulaire en épidémiologie et titulaire d’une Chaire de recherche du Canada
L’ESPUM accueille également Sheryl Magzamen comme professeure titulaire au Département de médecine sociale et préventive. Elle est titulaire de la Chaire de recherche du Canada Eddie Goldenberg sur Une seule santé et l’impact des facteurs environnementaux sur les populations vulnérables. Chercheuse de renommée internationale, elle est spécialisée en santé environnementale et en épidémiologie environnementale. Avant de se joindre à l’Université de Montréal, elle était professeure titulaire au Département des sciences de la santé environnementale de la Colorado State University.
Ses recherches portent sur les effets des changements climatiques et des expositions environnementales sur les populations vulnérables, notamment en ce qui concerne la pollution atmosphérique, les fumées de feux de forêt, les maladies respiratoires chroniques, les expositions environnementales cumulatives et la santé des enfants. Elle privilégie une approche collaborative et interdisciplinaire qui réunit chercheurs, communautés et acteurs de santé publique.
Son arrivée contribuera au développement de l’approche « Une seule santé » à l’Université de Montréal, qui vise à mieux comprendre les liens entre la santé humaine, animale et environnementale. Depuis le 1er septembre 2026, elle occupe également la fonction de vice-doyenne associée Une seule santé à l’ESPUM, où elle contribue au développement des collaborations interdisciplinaires et des partenariats stratégiques dans ce secteur en pleine croissance.
Pierre-Gerlier Forest, professeur titulaire en gestion, évaluation et politiques de santé
Le Département de gestion, d’évaluation et de politique de santé (DGEPS) accueille pour sa part Pierre-Gerlier Forest à titre de professeur titulaire.
Figure marquante du secteur de la santé publique au Canada, il occupait jusqu’à récemment les fonctions de président-directeur général de l’Institut national de santé publique du Québec. Au cours de sa carrière, il a exercé des rôles de premier plan dans plusieurs institutions universitaires et organismes de santé, notamment à l’Université de Calgary, à l’Université Johns Hopkins, à Santé Canada et à la Fondation Pierre Elliott Trudeau.
Reconnu pour son expertise en politiques publiques et en gouvernance des systèmes de santé, il a contribué à plusieurs initiatives majeures qui ont façonné les politiques de santé au Canada. Auteur de plus de 180 publications scientifiques et membre de l’Académie canadienne des sciences de la santé, il apporte à l’ESPUM une expérience exceptionnelle à l’interface de la recherche, de la gestion publique et de l’élaboration des politiques de santé.
Un enrichissement pour la communauté de l’ESPUM
Par leurs parcours remarquables et la diversité de leurs expertises, Soren Harnois-Leblanc, Elise Smith, Sheryl Magzamen et Pierre-Gerlier Forest contribueront au dynamisme de l’enseignement et de la recherche à l’ESPUM. Leur arrivée renforce la capacité de l’École à répondre aux grands défis contemporains de santé publique, qu’il s’agisse de prévention des maladies chroniques, d’éthique de la recherche, de santé environnementale ou de gouvernance des systèmes de santé.