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Maîtrise en santé publique

Récipiendaire du Prix Armand-Frappier 2026, Simon Ouellet consacre ses recherches à améliorer l'accès aux soins en santé mentale pour les jeunes 2E/LGBTQIA+ en milieu rural. Portrait d'un diplômé engagé envers une santé publique plus inclusive.

Simon Ouellet, de la recherche à l'action

Aux origines d'un engagement

Originaire du Bas-Saint-Laurent, Simon a grandi en constatant que le lieu où l'on vit façonne l'accès aux soins autant que la santé elle-même. Très tôt, il a pris conscience des déterminants sociaux de la santé et des inégalités qui frappent particulièrement les jeunes des communautés LGBTQ+ en milieu rural. Cet intérêt l'a mené vers la maîtrise en santé publique, option recherche. Son mémoire portait sur la recherche de soutien en contexte de suicidalité chez les jeunes LGBTQ+ en milieu rural au Québec. Ce projet a mis en lumière le savoir expérientiel de ces jeunes, soit les personnes les mieux placées pour reconnaître ce qui améliorerait leur propre accès aux services. Un article tiré de ce mémoire vient tout juste de paraître dans la revue Qualitative Health Research. Ce parcours a été soutenu par des bourses du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada, du Fonds de recherche du Québec et de l'ESPUM.

Qollab, penser la recherche avec les communautés

Simon est membre du laboratoire Qollab, dirigé par le professeur Olivier Ferlatte, depuis son baccalauréat en anthropologie en 2021. Il s'est notamment impliqué dans le projet Pride Talk, qui vise à concevoir une formation en prévention du suicide adaptée aux réalités des communautés 2E/LGBTQIA+ à travers le Canada. De la collecte de données jusqu'à l'analyse, ce projet lui a également permis de mesurer à quel point les interventions en promotion de la santé gagnent à être pensées avec les milieux qu'elles cherchent à rejoindre. Il poursuit toujours ses travaux au sein de Pride Talk, ainsi que d'autres projets de recherche sur le suicide et les jeunes LGBTQ+ en milieu rural, menés à l'UQAR avec la professeure Nathalie Maltais.

De la recherche au terrain

Durant sa maîtrise, il a présenté ses travaux devant des publics scientifiques et communautaires un peu partout au pays et jusqu'en Autriche. Il a, entre autres, présenté son projet de mémoire au 33rd World Congress de l'International Association for Suicide Prevention. De plus, boursier du 2S/LGBTQIA+ Health Hub de l'Université de Toronto, il a aussi voyagé à travers le Canada à la rencontre d'autres personnes étudiantes et chercheuses engagées à améliorer la santé des communautés 2E/LGBTQIA+ et leur expérience au sein des systèmes de santé provinciaux. Il demeure par ailleurs actif auprès de divers organismes communautaires de soutien en santé mentale. Il intervient aussi à l'occasion dans les cégeps pour faire découvrir le milieu de la recherche aux personnes étudiantes du collégial.

Transformer les connaissances en action

De ce parcours, Simon retient avant tout que la santé publique est un domaine où la collaboration est essentielle. On doit y réfléchir autant avec les équipes de recherche qu'avec les populations concernées par les travaux. C'est dans cet esprit qu'il souhaite entreprendre un doctorat. Il souhaite y explorer les approches qui permettent de traduire les recommandations issues de la recherche en changements concrets.

Améliorer l'accès aux soins pour les populations les plus vulnérables, en collaboration avec elles, demeure au cœur de sa contribution à la santé publique, et ce, à son échelle.