L’École de santé publique de l'Université de Montréal (ESPUM) est fière d’annoncer que cinq de ses professeures — Mira Johri, Thomas Druetz, Muriel Mac-Seing, Lara Gautier et Stéphanie Maltais — ont obtenu un financement dans le cadre du concours de l’automne 2025 des subventions Projet des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC).

Mira Johri, professeure titulaire au département de gestion, d'évaluation et de politique (DGEPS) et chercheuse régulière au Centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CRCHUM), Thomas Druetz, professeur agrégé, Muriel Mac Seing, professeure adjointe, rattaché·es au Département de médecine sociale et préventive (DMSP - ESPUM), et leur équipe composée notamment des professeur·es Sylvana Côté, Karina Dubois-Nguyen, et Marie-Pierre Sylvestre, et de deux étudiantes de l'ESPUM : Audrey Beaulieu, et Joelle Ducharme, candidates au doctorat professionnel en santé publique, obtiennent une subvention majeure de 941 670$ sur quatre ans pour le projet Data, Dignity, and Direction: A Global Study of Orphans and Children Lacking Parental Care / Données, dignité et direction : des fondations intersectorielles pour la recherche mondiale sur les orphelins et les enfants privés de soins parentaux.
Financé par le concours interdisciplinaire des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), ce projet est dirigé par l’École de santé publique de l’Université de Montréal (ÉSPUM) à titre d’établissement porteur et réunit une équipe internationale ainsi que des partenaires stratégiques, dont IPUMS MICS (Université de Minnesota), le Centre de recherche en éthique (CRÉ), l’Unité de santé internationale (USI), l’UNICEF et le Partnership for Maternal, Newborn & Child Health (PMNCH). Il vise à produire la première base de données mondiale rigoureuse et à jour sur les enfants âgés de 0 à 17 ans exposés à une vulnérabilité liée à l’absence ou à l’insuffisance de protection parentale, notamment ceux qui ont perdu un ou leurs deux parents (orphelins) et/ou qui grandissent sans prise en charge parentale. S’appuyant sur des analyses quantitatives couvrant plus de 80 pays à revenu faible et intermédiaire, des études qualitatives dirigées par des chercheurs du Sud global, ainsi qu’un ancrage en droit, éthique et politiques publiques, le projet générera des connaissances inédites pour orienter les politiques internationales et nationales en matière de protection de l’enfance, de santé, d’éducation et de soutien social. En donnant une visibilité scientifique à ces enfants trop souvent invisibilisés, il contribuera à transformer la manière dont ils sont reconnus et soutenus à l’échelle mondiale.
Mira Johri s'est vue également attribué, pour le même projet, un financement de 15 000$ octroyé par le Bureau Recherche-Développement-Valorisation (BRDV) de l'Université de Montréal dans le cadre du Programme d'Appui aux initiatives intersectorielles pour une durée d'un an.
Lara Gautier, professeure agrégée au Département de médecine sociale et préventive de l’École de santé publique de l’Université de Montréal (ESPUM), et chercheuse régulière au Centre de recherche en santé publique (CReSP) et à l’Institut universitaire Sherpa, est chercheuse principale d’un important projet pancanadien financé à hauteur de 799 424 $ sur quatre ans par les Instituts de recherche en santé du Canada (subvention Projet, concours 2025-09).
Intitulé Implementing Change: Program Participation and Shifts in School Food Environments in the Early Years of Canada's National School Food Program and Policy, ce projet est dirigé par Rachel Engler-Stringer (University of Saskatchewan) et réunit une équipe interdisciplinaire de spécialistes des politiques publiques, de la nutrition et des inégalités sociales de santé.
Ce projet pancanadien (Manitoba, Ontario, Québec et Saskatchewan) vise à analyser la mise en œuvre initiale du Programme national d’alimentation scolaire annoncée par le gouvernement du Canada en avril 2024, ainsi que ses effets sur la santé et le bien-être des enfants et de leurs communautés scolaires. Menée sur une période de trois ans (2026–2029), l’étude évaluera la mise en œuvre et les retombées du Programme national d’alimentation scolaire au cours de ses premières années d’existence.
L’équipe de recherche utilisera d’abord les données du module de sept questions sur l’alimentation scolaire de la nouvelle Enquête canadienne sur le revenu afin de dresser un portrait des principales caractéristiques des programmes alimentaires scolaires en 2024, avant la mise en œuvre de la Politique, puis d’examiner l’évolution de leur accessibilité et de leur utilisation dans les différentes régions du pays. En complément, des études de cas reposant sur des méthodes mixtes seront menées dans quatre provinces (Manitoba, Ontario, Québec et Saskatchewan) afin d’analyser les transformations des environnements alimentaires scolaires. Le projet comprendra des enquêtes auprès du personnel scolaire, des élèves et des personnes proches aidantes, des entretiens avec des membres du personnel et des décideurs des commissions scolaires, des groupes de discussion avec des élèves ainsi que des observations documentant l’évolution du contexte alimentaire en milieu scolaire.
Stéphanie Maltais, professeure adjointe au Département de gestion, d’évaluation et de politique de santé (DGEPS - ESPUM), obtient une subvention de 100 000 $ dans le cadre du programme Subvention Projet – AP : Recherche en santé mondiale, pour le projet Décentralisation et opérationnalisation des plateformes Une seule santé en République démocratique du Congo : analyse de la gouvernance, des réseaux d'acteurs et des indicateurs NEOH pour renforcer la préparation aux pandémies (Projet DÉPOS).
Mené en collaboration avec Justin Masumu et Simon R. Rueegg, le projet vise à analyser l’évolution de la gouvernance et du fonctionnement des plateformes One Health en République démocratique du Congo, un pays fortement touché par des maladies zoonotiques comme Ebola et le Mpox. DÉPOS combinera cartographie des acteurs, analyse des réseaux, évaluation selon le cadre NEOH et suivi d’indicateurs de « One Health-ness » afin de formuler des recommandations pour renforcer la coordination, la prévention et la préparation aux pandémies. Le projet mobilisera également des données sur les impacts différenciés des maladies émergentes selon le genre et les groupes vulnérables.En contribuant à documenter les réseaux d’acteurs et à renforcer les capacités locales, cette recherche soutiendra l’amélioration durable des systèmes de santé et de la préparation aux crises sanitaires en contexte de décentralisation.
L’École de santé publique félicite également ses professeur·es impliqué·es à titre de cochercheur·euses dans d’autres projets financés, notamment Nathalie Clavel, cochercheuse du projet Investir dans la prévention et le contrôle des infections en soins de longue durée et au sein des équipes de soins à domicile pour améliorer la santé des personnes âgées au Québec et au Luxembourg : le projet ÉconoPCI-LUQ.
Ce projet est dirigé par Éric Tchouaket, professeur à Université du Québec en Outaouais et diplômé du doctorat en santé publique de l’ESPUM, à titre de chercheur principal. Il a obtenu un financement de 1 246 952 $ pour une période de quatre ans.
Ce projet vise à produire des données probantes pour optimiser les investissements en prévention et contrôle des infections (PCI) dans les soins de longue durée et à domicile, en réponse aux lacunes révélées par la pandémie. Nathalie Clavel agit comme co-chercheuse aux côtés d’une équipe interdisciplinaire et internationale (Québec et Luxembourg) mobilisée autour de l’évaluation de l’efficience, des enjeux organisationnels et du transfert des connaissances en PCI.
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En savoir plus sur les IRSC : Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) sont l'organisme du gouvernement du Canada chargé d'investir dans la recherche en santé. Composés de 13 instituts, ils collaborent avec des partenaires et des chercheurs pour appuyer les découvertes et les innovations qui améliorent la santé de la population et le système de soins du Canada.