Une équipe de chercheurs de l'École de santé publique de l'Université de Montréal mesurera pour la première fois les concentrations d'amiante dans dix écoles québécoises situées près d'anciens sites miniers afin de mieux protéger la santé des enfants.
Dirigé par Nolwenn Noisel, professeure agrégée au Département de santé environnementale et santé au travail (DSEST), Maximilien Debia, professeur titulaire au DSEST, et Joannie Martin, professeure associée et chercheuse à l'Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et sécurité du travail (IRSST), le projet Concentrations d'amiante en milieu scolaire dans les régions avec un passif minier amiantifère a été sélectionné parmi les quatre initiatives financées par le Fonds de recherche du Québec – Santé (FRQ) et l'Observatoire national de l'amiante (ONA) dans le cadre de la seconde édition de l’appel de propositions TAARMAQ : Transition Appuyée et Acceptable pour les Résidus Miniers Amiantés au Québec.
Les quatre projets retenus seront financées au cours des trois prochaines années pour un montant total de 1 375 000 $, incluant les frais indirects de recherche. Le financement de ces projets de recherche a été possible grâce à la participation financière du gouvernement du Québec dans le cadre du plan d'action gouvernemental : « Amiante et résidus miniers amiantés au Québec : vers la transformation d'un passif en un actif durable.
Amiante et santé scolaire : une étude dans les régions minières du Québec
Ce projet vise à combler un manque crucial de données sur l'exposition des enfants à l'amiante dans les écoles situées près d'anciennes mines. Les anciennes exploitations minières du Québec ont laissé des haldes de résidus amiantés à proximité des habitations, suscitant des inquiétudes quant aux risques pour la santé, particulièrement celle des enfants considérés comme plus vulnérables.
Les chercheurs mesureront les concentrations de fibres d'amiante dans l'air dans dix écoles situées dans trois régions dont certaines proches d’anciennes mines et d’autres plus éloignées en milieu rural et urbain, à l'intérieur des classes et à l'extérieur des bâtiments, pendant et hors de la période de chauffage. Ces mesures, réalisées par des techniques de microscopie de pointe, permettront d'établir des niveaux de référence fiables et d'identifier les facteurs influençant les concentrations.
Les résultats orienteront les autorités scolaires et de santé publique dans la mise en place de programmes de prévention pour mieux protéger la santé des élèves et du personnel scolaire.
En savoir plus sur le Fonds de recherche du Québec (FRQ) :
Le Fonds a pour mission de soutenir le développement stratégique et cohérent de la recherche scientifique au Québec dans les domaines des sciences naturelles et du génie, des sciences de la santé, des sciences sociales et humaines, ainsi que des arts et des lettres. Le secteur de la santé englobe notamment les sciences médicales et cliniques, l’épidémiologie, la santé publique, les services de santé, ainsi que, de façon plus large, la santé durable.
À propos de l’Observatoire national de l’amiante (ONA) :
L’Observatoire national de l’amiante (ONA) est une entité rattaché au Cégep de Thetford dédiée au transfert et au développement des connaissances concernant les impacts de la mobilisation et de la valorisation des résidus miniers amiantés sur la santé, l’environnement et la qualité de vie des communautés.