La pandémie actuelle a révélé plusieurs angles morts dans la réponse globale à la COVID-19, notamment en matière de santé sexuelle et reproductive en contextes humanitaires. Lokot et Avakyan arguent qu'une analyse basée sur le genre ne suffit plus et proposent une analyse intersectionnelle qui examine les relations complexes entre les identités sociales imbriquées des individus et les dynamiques de pouvoir sous-jacentes aux structures sociales existantes. En contexte de développement et humanitaire, l'accès à la santé sexuelle et reproductive est déjà réduit pour plusieurs raisons telles que la pauvreté, le déplacement forcé, l'instabilité économique et les conflits. Cet accès est davantage restreint par un détournement des ressources existentes pour gérer les impacts relatifs à la COVID-19. Analyser les défis uniques que vivent les personnes vivant à l'intersection de plusieurs identités sociales, par exemple les jeunes adolescentes réfugiées, les femmes handicapées de basse caste ou les travailleurs migrants de minorités ethniques, revêt une importance particulière afin de mieux comprendre les oppressions multiples et les iniquités sociales de la santé.