Maîtrise en bioéthique
Étudiante à la maîtrise en bioéthique, Elizabeth Tremblay a reçu pour une deuxième année consécutive une étoile académique des Carabins en rugby féminin. Portrait d’une athlète-étudiante qui pratique autant les mêlées sportives que les réflexions éthiques en santé.
Elizabeth Tremblay, le parcours d’une étoile académique
Concilier des entraînements intensifs de rugby universitaire avec la rédaction d’un mémoire de maîtrise en bioéthique n’est pas une mince affaire. Elizabeth Tremblay relève pourtant ce défi avec brio. Pour une deuxième année consécutive, elle a reçu une étoile académique des Carabins, une distinction attribuée à une minorité d’athlètes universitaires qui parviennent à allier performance sportive et excellence académique.
Cette reconnaissance souligne le parcours d’une étudiante engagée, tant sur le terrain que dans le milieu universitaire.
Faire entendre la voix des patients
Dans le cadre de sa maîtrise de recherche, Elizabeth s’intéresse aux enjeux éthiques entourant l’interruption de grossesse au Québec, sous la codirection de Julie Cousineau, professeure adjointe de clinique à la Faculté de médecine et à l’ESPUM, et de Dre Catherine Taillefer, professeure agrégé de clinique à la Faculté de médecine. Ses deux champs de prédilection, la bioéthique de la reproduction et sexuelle ainsi que la bioéthique néonatale et pédiatrique, sont intimement liés à son cheminement académique et personnel.
« Lors de mon adolescence, j’ai vécu certaines difficultés en lien avec ma santé mentale. J’ai été confrontée à des relations de soins qui n’étaient pas toujours empreintes de bienveillance, mais plutôt marquées par une forme de paternalisme du système de santé », confie-t-elle.
Ces expériences ont nourri chez l’étudiante-athlète un désir de défendre les droits des patients et de contribuer à une pratique plus humaine des soins. Une volonté qui se traduit aujourd’hui par un engagement clair : « donner une voix à ceux qui ne savent pas encore l’utiliser ».
De la philosophie à la bioéthique, il n’y a qu’un pas
Diplômée d’un baccalauréat en philosophie à l’Université de Montréal, Elizabeth a toujours été animée par un désir de compréhension et d’apprentissage. « J’ai toujours adoré apprendre et développer mes connaissances sur une multitude de sujets », explique-t-elle.
La bioéthique s’est donc imposée naturellement comme un champ d’études combinant rigueur analytique et réflexion critique, tout en permettant d’agir concrètement sur des enjeux bien réels du système de santé. Dans un contexte où les questions éthiques en santé reproductive occupent une place grandissante dans l’espace public, Élizabeth met sa formation en philosophie à profit pour offrir des réponses et des pistes d’action concrètes dans ce domaine.
Aujourd’hui, elle poursuit son parcours avec l’objectif de réaliser un doctorat et, à terme, de devenir professeure d’université afin de participer activement à la création et à la transmission des connaissances dans ce domaine.
L’art de tout faire entrer dans une semaine
Entre les pratiques, les matchs, les séances d’entraînement physique, les examens et la rédaction de son mémoire — qu’elle déposera dans les prochaines semaines — Élizabeth a développé une discipline à toute épreuve.
Son engagement ne s’arrête pas là. Au fil de ses études supérieures, elle a également occupé les rôles d’adjointe puis de représentante des étudiants en bioéthique au sein de l’association étudiante. Un investissement supplémentaire dans un horaire qui l’amène parfois à devoir se « retrouver à deux endroits à la fois ».
Malgré les défis, le rugby lui apporte bien plus qu’un simple exercice de gestion du temps. « Le sentiment de fierté et d’appartenance à mon université que j’ai ressenti en représentant les Carabins, ainsi que les amitiés que j’ai développées dans mon parcours sportif, en ont largement valu la peine », souligne-t-elle.
Seule étudiante de l’ESPUM à recevoir cette distinction cette année, Elizabeth Tremblay incarne une capacité rare à exceller sur de multiples terrains.