Soutenance de thèse de Sonia Michaelsen

CANDIDAT(E) : Sonia Michaelsen
GRADE POSTULÉ : Ph.D.
PROGRAMME : Santé publique
OPTION : Santé mondiale
DATE : Mercredi 19 mars 2025, de 9 h 30 à 12 h.
LIEU : salle 3014-7 (3e étage - Pavillon 7101 avenue du Parc) ou en vidéoconférence Zoom.
Jury : Président-rapporteur : Rodney Knight Directrice de recherche : Christina Zarowksy Codirectrice de recherche : Neil Andersson Membre du jury : Rosanne Blanchet Examinateur externe : David N.Tshimba (Uganda Martyrs University) Représentante du doyen : Sarah Lamey (Département de médecine de famille et de médecine d'urgence - FacMed) |
La violence sexuelle et sexiste parmi les réfugiés du Sud-Soudan en Ouganda : une étude à méthodes mixtes / Sexual and gender-based violence against South Sudanese refugees in Uganda: A mixed-methods study
Résumé :
Les hommes et les femmes qui vivent des migrations et des crises humanitaires complexes courent un risque accru de la violence sexuelle et sexiste. Cette thèse explore la violence sexuelle et sexiste parmi les réfugiés Sud-Soudanais en Ouganda dans deux contextes distincts : ceux qui vivent dans des établissements organisés et ceux qui se sont installés eux-mêmes dans des zones urbaines. Elle affiche trois objectifs spécifiques : 1.) Identifier les facteurs de risque perçus, ainsi que les facteurs préventifs et les solutions potentielles, de la violence sexuelle et sexiste parmi les réfugiés sud-soudanais dans les zones d’installation par rapport à ceux dans les zones urbaines ; 2.) Estimer l'occurrence de la violence sexuelle et sexiste dans les zones d’installation par rapport à ceux dans les zones urbaines; 3.) Explorer la relation entre l'occurrence estimée de la violence sexuelle et sexiste dans les zones d’installation et les zones urbaines et les facteurs de risque identifiés par les participants. Cette étude de méthodes mixtes convergentes combine la cartographie cognitive floue (une méthode participative), des entretiens semi-structurés, et des enquêtes transversales auprès des ménages. Les participants des deux contextes estiment que la pauvreté, les normes de genre, les difficultés interpersonnelles et les problèmes de santé mentale contribuent à la violence sexuelle et sexiste. Les problèmes de santé sexuelle et reproductive étaient identifiés comme une cause uniquement dans les zones d'installation, tandis que l'insécurité et la criminalité l’étaient dans les zones urbaines. Les solutions proposées sont arrimées aux causes perçues. Le fait de vivre dans un environnement urbain était associé à une plus grande probabilité de révéler des violences émotionnelles de la part du partenaire intime (OR 2.11, 95%CI 1.12-3.65) et des violences sexuelles non partenariale (OR 1.75, 95%CI 1.08-2.83). La violence sexuelle et sexiste est un problème grave parmi les réfugiés en Ouganda et son étiologie et sa fréquence peuvent varier selon les environnements.
Mots clés : Santé mondiale ; violence sexuelle et sexiste ; réfugiés ; Ouganda ; Sud-Soudan; établissements de réfugiés ; réfugiés urbains ; méthodes mixtes participatives
Emplacement : Bimodal - Salle 3014-7 et via Zoom