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/ École de santé publique

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Soutenance de thèse de Karine Perreault

Investissements dans le logement social : comment déménager dans un nouveau logement influence la santé mentale et le bien-être de familles inuites dans le contexte de la crise du logement au Nunavut et au Nunavik ?

Mercredi 30 août 2023, à partir de 13 h

CANDIDATE : Karine Perreault

GRADE POSTULÉ : Ph.D.

PROGRAMME : Santé publique

OPTION : Promotion de la santé

LIEU : salle 3019 de l’ESPUM ou en vidéoconférence Zoom.


 JURY

Présidente-rapporteuse : Katherine Frohlich

Directrice de recherche : Louise Potvin

Co-directrice : Mylène Riva

Membre du jury : Arnaud Duhoux

Examinatrice externe : Lily Lessard

Représentante du doyen : Amélie Blanchet Garneau

Investissements dans le logement social : comment déménager dans un nouveau logement influence la santé mentale et le bien-être de familles inuites dans le contexte de la crise du logement au Nunavut et au Nunavik ?

La crise du logement qui sévit dans le Nord canadien engendre des conséquences sérieuses sur la santé psychologique et le bien-être des Inuit. En 2014-2015, des investissements publics ont mené à la construction de centaines de logements sociaux, permettant ainsi à des familles inuites de déménager et d’améliorer leurs conditions de logement. 

La thèse vise à répondre à la question : comment les conditions de logement influencent-elles la santé psychologique et le bien-être d’adultes inuits et de leur famille, dans le contexte d’une intervention de relogement ? L’étude est réalisée en partenariat avec des partenaires régionaux. Les résultats sont issus d’une enquête réalisée dans 12 communautés inuites (n=102 participants) sont ensuite approfondis par une série d’entrevues réalisées dans une de ces communautés (n=25 participants). 

La thèse montre que le surpeuplement des logements brime le sentiment d’avoir un chez-soi puisqu’il crée des contraintes multiples et soutenues au quotidien et génère de la détresse. Le relogement a permis aux familles de redéfinir leurs relations en dehors des contraintes du surpeuplement et de reprendre contact avec des pratiques culturellement valorisées, rendues possibles par le contrôle et l’espace accrus qu’offre le nouveau chez-soi. L’utilisation de la théorie de la sécurité ontologique du chez-soi permet d’établir, d’une part, que les conditions de logement non convenables contribuent actuellement à la perpétuation des traumas intergénérationnels et, d’autre part, que la mise à l’échelle des opportunités que génère le relogement sous la forme de « politiques du chez-soi » pourrait représenter une source de résilience sociale dans la société inuite contemporaine. Finalement, les résultats sont appliqués à la Loi sur la stratégie nationale sur le logement, qui reconnaît le droit au logement convenable comme un droit fondamental de la personne. 

Emplacement : Bimodal