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/ École de santé publique

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Laurence Campeau, lauréate du Prix Armand-Frappier 2018

« Au cours de mes études de 1er cycle, les nombreuses opportunités que j'ai rencontrées de voyager, d'étudier et de faire du bénévolat dans les pays d'Afrique centrale, australe et orientale ont fortement façonné mon intérêt pour le domaine de la santé publique. »

« J’ai ainsi pris conscience de l'importante crise de santé publique confrontée par les populations locales; alors que la pandémie de VIH/SIDA ou la malnutrition infantile m'apparaissaient autrefois comme des problèmes abstraits, les visages et les histoires qui y sont désormais attachés m'ont permis de réaliser l'impact immense de la santé publique sur la vie de millions de personnes.

C’est ce constat qui m’a menée à compléter une maîtrise en santé publique au sein de l’ESPUM. Ayant choisi l’option mémoire de la maîtrise, j’ai eu l’opportunité de réaliser mon mémoire au sein de la Direction des risques biologiques et de la santé au travail de l’Institut National de santé publique du Québec (INSPQ). Ceci m’aura donné un accès privilégié au quotidien de nombreux professionnels de santé publique, confirmant par le fait même mon désir de consacrer ma carrière au domaine de la santé des populations.

Étant passionnée par l’étude des maladies infectieuses chez les populations vulnérables, j’ai mené un projet de recherche ayant conduit à l’élaboration d’un portrait des déterminants du VIH chez les personnes qui s’injectent des drogues et rapportent le travail du sexe. J’ai eu, par la suite, l’occasion de publier mes résultats de recherche dans le journal BMJ Open, ainsi que de présenter ceux-ci lors du 26e Congrès annuel canadien de recherche sur le VIH/SIDA.

Au cours de mon passage à l’ESPUM, diverses expériences professionnelles m’ont aussi permis de mettre mes compétences au profit du développement de la santé publique. J’ai notamment occupé un poste d’assistante de recherche au sein du consortium VERDAS, dirigé par le professeur Valéry Ridde et financé par l’Organisation mondiale de la santé. J’ai également eu la chance d’occuper un poste de chargée de projet pour la Popote étudiante, un projet visant à promouvoir les échanges interculturels au sein de la communauté universitaire par le biais de cuisines collectives mensuelles.

Aussitôt mon mémoire de maîtrise déposé, mon intérêt pour l’épidémiologie et la recherche sur le VIH m’a menée vers l’Afrique du Sud. Depuis près d’un an, je m’y consacre à la collecte et l’analyse des données pour un projet de recherche, mené par l’Université d’Oxford, sur l’accès aux soins de santé chez les adolescents vivant avec le VIH. »

Laurence Campeau, 11 juin 2018