Passer au contenu

/ École de santé publique

Rechercher

Larissa Ouedraogo, lauréate du 2e Prix Armand-Frappier 2018

Lisez le témoignage de Larissa Ouedraogo, lauréate du prix Armand-Frappier décerné en novembre 2018.

J’ai découvert la santé publique à travers des cours d’anthropologie médicale et de santé mondiale que j’ai suivis pendant mon baccalauréat en anthropologie. C’est alors que j’ai réalisé l’impact des circonstances socioéconomiques sur la santé des individus et que j’ai développé un intérêt prononcé pour les enjeux autour de la santé des personnes immigrantes et plus généralement pour les déterminants sociaux de la santé. 

Après avoir complété mon baccalauréat en anthropologie, le choix de continuer ma formation au 2e cycle en santé publique m’est donc venu naturellement : je voulais en apprendre davantage sur les mécanismes à la base des inégalités sociales de santé, ainsi que sur les actions permettant de promouvoir de manière éthique et efficace la santé des populations plus vulnérables.

Durant mon parcours académique, j’ai toujours considéré important, tant pour ma formation en santé publique qu’au niveau personnel, le fait de continuer à m’engager socialement, de participer à faire la différence dans la société, et de mieux comprendre la réalité et le vécu des individus quelle que soit leur origine ou leur milieu social. Ainsi, je me suis impliquée en tant que bénévole auprès de plusieurs organismes dont les valeurs et la mission sont en cohérence avec mes convictions et mes aspirations : l’organisme  « Afrique au féminin » (fournissant une aide à l'intégration sociale et économique pour les femmes immigrantes à Montréal); l’organisme Iciéla (qui encourage l’engagement citoyen des jeunes et le dialogue interculturel); et le centre Pauline Julien qui offre des cours de francisation pour les personnes adultes immigrantes.

Pendant ma maitrise, j’ai aussi occupé un poste d’assistante de recherche à l’ESPUM, effectué un stage à l’Agence de la santé publique du Canada (qui consistait à identifier et décrire les inégalités sociales de mortalité par suicide au Québec ainsi que les interventions efficaces visant à les réduire) et participé à plusieurs colloques où j’ai eu l’occasion de partager les résultats de mon projet de stage avec d’autres professionnels en santé publique.

Toutes ces expériences ont été précieuses, car elles ont été l’occasion pour moi de mettre en pratique mes compétences et connaissances acquises durant ma formation. Elles ont aussi participé à construire ma vision actuelle de la santé publique et à identifier les problématiques sur lesquelles je voulais agir.

Je suis actuellement analyste à l’Agence de la santé publique du Canada où je participe à la recherche et au transfert de connaissances sur les inégalités sociales de santé au Canada. Dans le futur, je souhaite m’impliquer davantage dans l’élaboration et la mise en place de politiques prenant en compte la diversité de la population et répondant au mieux aux besoins des populations vulnérables.